Avec le retour des températures douces, avril marque le vrai début de la saison des chenilles en France. Dans les jardins, les haies, les chemins ou simplement sur les murs des maisons, plusieurs espèces deviennent soudain très visibles. Certaines sont minuscules, d’autres déjà bien développées, mais toutes ont un point commun : ce sont celles que l’on rencontre le plus souvent au printemps, sans avoir besoin d’être naturaliste averti. Voici les chenilles que vous avez le plus de chances de croiser en avril, et comment les reconnaître facilement.
La Méticuleuse (Phlogophora meticulosa)

C'est la “chenille de jardin” typique que tout le monde voit sans savoir la nommer. On la trouve absolument partout : dans les potagers, sur les terrasses, les murs, les pelouses ou même au fond des pots de fleurs. Bien qu'elle s'alimente principalement la nuit, on la surprend très souvent en plein jour, immobile, lors d'une session de jardinage ou de désherbage. Sa couleur varie du vert tendre au brun-ocre.
→ Découvrir la fiche complète de la méticuleuse La Hulotte (Noctua comes)

Après avoir passé l’hiver bien à l'abri, elle sort d'hibernation et s'active dès les premières chaleurs d'avril. À cette période, elles sont littéralement partout : sur les haies, les jeunes feuilles printanières, les arbustes et les plantes basses. De couleur plutôt discrète, variant du brun au brun grisâtre, elle passe souvent inaperçue tant qu'on ne la cherche pas.
→ Découvrir la fiche complète de la hulotte Le Hibou (Noctua pronuba)

Très proche de la Hulotte, cette chenille est tout aussi courante dans nos espaces verts. C’est une vraie touche-à-tout qui s'observe sur une grande variété de plantes basses comme le plantain, le pissenlit, la laitue ou les fraisiers. Elle est d'un naturel très calme et sa robe peut prendre plusieurs teintes très différentes d'un individu à l'autre : du vert au brun, en passant par l'ocre.
→ Découvrir la fiche complète du hibou La Processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa)

Selon les régions, avril correspond au moment où elles descendent de leurs arbres en longues files indienne pour aller s'enterrer. C’est l’espèce la plus redoutée du printemps en raison de ses poils urticants qui peuvent provoquer des réactions cutanées chez les humains et les animaux. On repère facilement leur présence grâce aux gros nids de soie blanche tissés dans les branches des pins.
→ Découvrir la fiche complète de la processionnaire du pin L'Écaille martre (Arctia caja)

C'est la "chenille hérisson" par excellence. Après avoir passé l’hiver cachée, elle reprend une activité frénétique en avril pour terminer sa croissance. On la croise souvent en train de traverser les allées ou les routes à toute vitesse. Elle est spectaculaire avec sa fourrure bicolore très dense : noire sur le dessus et roux vif sur les côtés. Pas d'inquiétude, ses longs poils ne sont pas urticants !
→ Découvrir la fiche complète de l'écaille martre Le Bombyx de la ronce (Macrothylacia rubi)

C’est l'une des plus grosses chenilles poilues visibles au printemps. Après avoir passé tout l'hiver endormie au stade de chenille, elle sort dès les premières belles journées d'avril pour "bronzer" au soleil sur les chemins avant de se transformer en chrysalide. À ce stade, elle ne mange plus. Lorsqu'elle se sent menacée, elle possède le réflexe typique de s’enrouler sur elle-même pour former un disque parfait. Ses poils ne sont pas non plus urticants.
→ Découvrir la fiche complète du bombyx de la ronce Si vous avez trouvé une chenille et que vous ne la reconnaissez pas, vous pouvez utiliser l’outil d’identification du site pour obtenir une réponse rapide et fiable.